Guérrières silencieuses

5 juin 2026 1 min de lecture

Enfin, quelqu'un voit ce que je vois

Depuis des mois, voire des années, je vois que quelque chose ne va pas. Je l'observe au quotidien, dans ses réactions, ses difficultés, ses émotions, ses besoins particuliers. J'ai souvent eu l'impression de devoir me battre pour faire entendre mes inquiétudes, de devoir justifier ce que je voyais pourtant chaque jour en tant que maman.

Aujourd'hui, lorsqu'un psychologue pour enfant reconnaît lui-même que sa prise en charge ne suffit pas et qu'il y a probablement quelque chose de plus à explorer, c'est un mélange de soulagement et d'émotion qui m'envahit.

Non, cela ne résout pas tout. Le chemin reste long. Mais pour la première fois depuis longtemps, je me sens écoutée. Je me sens entendue. Mes observations ne sont plus balayées d'un revers de main.

Ce n'est pas une victoire parce que je souhaite qu'il y ait un diagnostic. C'est une victoire parce qu'enfin, les difficultés de ma fille sont reconnues et que les bonnes questions commencent à être posées.

En tant que parent, on connaît son enfant. On vit ses difficultés au quotidien. Et aujourd'hui, j'ai le sentiment que ma voix a enfin trouvé une oreille attentive.

Cela me redonne de l'espoir pour la suite. Enfin, on m'écoute. Enfin, on m'entend.