Guérrières silencieuses

18 septembre 2026 2 min de lecture

IRM sous AG

L’endormissement pour l’IRM s’est plutôt bien passé.

Le réveil, en revanche, a été extrêmement violent.

Elle avait des capteurs au pied et sur le torse, le tensiomètre, ainsi que le cathéter caché sous un bandage.

Dès qu’elle a compris qu’elle avait tout ça sur elle, elle a paniqué.

Elle voulait tout arracher.

Je ne la reconnaissais plus.

Et pendant quelques minutes, moi non plus je ne savais plus quoi faire ni comment l’aider.

Quand tout a enfin été retiré, elle a réclamé mes bras.

Je l’ai portée comme quand elle était toute petite, contre moi, pour qu’elle retrouve un repère.

Petit à petit, elle s’est calmée… même si mon dos et mes jambes, eux, s’en souviennent encore 😅

Les brancardiers sont rapidement venus pour la remonter dans sa chambre, au calme.

Là, je l’ai rhabillée car elle avait dû être changée.

Je lui ai remis ses doudous, un peu de télévision et, avec l’accord de l’infirmière, je lui ai donné à boire.

Elle a encore eu quelques réactions ensuite, probablement liées à l’anesthésie.

Mais je ne m’attendais vraiment pas à un réveil pareil.

Ça a été très violent pour elle, et très difficile à vivre pour moi aussi.

Depuis, elle refuse qu’on la touche sauf moi.

Même mettre un thermomètre sous son aisselle est impossible pour le moment.

Alors on ne force pas.

On attend qu’elle retrouve complètement ses repères.

Une fois bien réveillée, on est descendues un peu pour lui changer les idées.

Je lui ai pris un petit jouet, puis on est remontées.

On a mangé, prit les traitements puis on est allées à la salle de jeux.

Lu l'histoire .

Et enfin, elle s’est endormie.

L’équipe de neurochirurgie est passée.

Nous voyons notre neurochirurgien demain matin : c’est lui qui nous expliquera l’IRM. Les résultats devraient tomber dans la soirée.

La sortie est toujours prévue demain après son passage, sauf s’il estime qu’il faut nous garder.

Pour l’instant, on avance heure par heure. Et surtout, on la laisse récupérer.