4 juin 2026 1 min de lecture
Le poids des petites phrases
Parfois, ce ne sont pas les grandes choses qui blessent, mais les petites réponses du quotidien.
Aujourd'hui, mon partenaire m'a dit qu'il pouvait aller récupérer notre fille si je voulais.
Je lui ai répondu : « Comme tu veux. »
Sa réponse a été : « Je m'en fous, c'est toi qui me dis. »
Cette phrase m'a laissée avec un sentiment de déception et de frustration.
Ce n'est pas tant le fait qu'il me demande mon avis qui me dérange, mais plutôt l'absence d'envie que j'ai cru entendre derrière ses mots.
J'aurais aimé entendre quelque chose comme : « Ça me ferait plaisir d'aller la chercher », ou « J'aimerais passer un moment avec elle, je travaille souvent et je n'ai pas souvent l'occasion d'y aller. »
J'aurais aimé sentir un peu d'initiative, un peu d'enthousiasme, simplement l'envie d'être avec notre fille.
À force d'être celle qui organise, qui prévoit, qui décide et qui gère, j'ai parfois l'impression de porter seule la charge parentale.
Alors quand une réponse donne l'impression que tout repose encore sur moi, même pour une décision aussi simple, c'est lourd.
Peut-être que ce n'était pas son intention. Peut-être qu'il voulait simplement me laisser choisir.
Mais ce que j'ai ressenti à cet instant, c'est une forme de désengagement, comme s'il démissionnait peu à peu de son rôle auprès de notre fille.
Et ce sentiment-là est difficile à porter, parce qu'au-delà de la fatigue, il y a aussi la tristesse de voir le lien entre un parent et son enfant ne pas être investi comme on l'espérait.
