21 mai 2026 1 min de lecture
Mon histoire
Je ne sais pas vraiment par où commencer.
Peut-être parce qu’il y a des histoires qu’on apprend à cacher. Des douleurs qu’on finit par porter comme si elles faisaient partie de nous.
Pendant longtemps, j’ai appris à dire que ça allait. À sourire. À tenir. Même quand à l’intérieur tout criait fatigue, peur, colère ou découragement.
Mon corps a commencé à me faire comprendre très tôt que quelque chose serait plus compliqué pour moi. Les douleurs. Les blessures. Les épreuves qui s’accumulent. Puis cette sensation parfois de devoir se battre plus fort que les autres juste pour réussir à vivre normalement.
J’ai connu et connais toujours les rendez-vous médicaux. Les examens. Les moments où on espère une réponse. Ceux où on ressort avec encore plus de questions.
J’ai connu et connais toujours les jours où la douleur prend tellement de place qu’elle finit par voler des morceaux de vie.
J’ai connu et connais toujours aussi la culpabilité. Celle de ne pas pouvoir toujours faire autant qu’on voudrait. Celle d’être épuisée. Celle de devoir ralentir alors que le monde continue d’avancer.
Et puis au milieu de tout ça, il y a l’amour. Mon conjoint. Ma famille. Ma fille.
Ma fille qui m’apprend chaque jour une force que je ne pensais pas avoir. Qui me pousse à continuer même les jours où j’aimerais juste m’arrêter un peu.
Je ne suis pas forte tous les jours.
Il y a des jours où j’ai peur.Des jours où je suis fatiguée d’être courageuse. Des jours où je me demande pourquoi.
Et il y a aussi ces petits moments qu’on oublie parfois de regarder. Un rire. Une victoire minuscule. Une journée un peu moins lourde.
Alors j’écris. Parce qu’à défaut de toujours réussir à parler, j’ai besoin de déposer quelque part tout ce qui prend trop de place dans ma tête.
Ce blog ne racontera pas une vie parfaite. Il racontera juste la mienne.