Guérrières silencieuses

22 mai 2026 1 min de lecture

Quand la douleur ne suffit plus, qu’on ajoute la peur

Il y a des phrases qui restent.

Des phrases qu’on entend et qui se gravent dans une tête de parent.«

On va la tenir de force. »« Si tu ne fais pas, tu seras séparée de maman. »

Ma fille souffre déjà. Elle se bat déjà. Elle a peur, elle a mal, elle essaie d’être courageuse malgré son jeune âge. Et pourtant parfois, au lieu d’accompagner un enfant, certains veulent aller vite. Trop vite.

Je comprends que les soignants aient des contraintes. Je comprends qu’il y ait des examens à faire, des soins nécessaires, des urgences, du temps qui manque. Mais derrière un dossier médical, il y a un enfant. Un être humain. Un petit cœur qui comprend plus qu’on ne le pense.

Tenir un enfant de force ne devrait jamais devenir une facilité. Menacer de le séparer de son parent ne devrait jamais être une solution.

Un enfant qui pleure n’est pas un enfant « difficile ».Un enfant qui refuse n’est pas un enfant « capricieux ».Parfois, c’est juste un enfant qui a peur. Un enfant qui souffre. Un enfant qui a besoin qu’on le rassure avant qu’on le soigne.

Aujourd’hui, j’ai ressenti de la colère. De l’impuissance aussi. Cette sensation terrible d’être là, de vouloir protéger son enfant, et de voir sa peur grandir dans ses yeux.

Alors j’écris.

Parce que derrière les soins, il y a l’humain. Derrière chaque parent qui paraît « trop inquiet », il y a souvent quelqu’un qui porte déjà beaucoup.

On n’attend pas la perfection. On demande juste de la douceur. De l’écoute. De la bienveillance.

Parce qu’un soin peut être oublié. Mais la façon dont on a été traité, elle, reste parfois longtemps. 💔