26 juillet 2026 2 min de lecture
Quand la douleur reprend toute la place…
Il y a des périodes où l’on croit enfin reprendre un peu son souffle. Puis, sans prévenir, la douleur revient. Pas une douleur qui passe. Une douleur qui s’installe de nouveau dans le quotidien, qui rythme les journées, vole les nuits et épuise le corps autant que l’esprit.
Chaque matin, je me demande à quoi ressemblera cette journée. Chaque soir, je me demande combien de temps je vais encore réussir à tenir ainsi.
Et pendant que je me bats contre mon propre corps, il y a aussi tout ce qui concerne ma fille. Les rendez-vous, les démarches, les inquiétudes, les adaptations, les combats pour qu’elle soit comprise, respectée et accompagnée comme elle en a besoin.
Être présente pour elle, même lorsque mon corps me supplie de m’arrêter. Continuer à être sa maman, son refuge et son repère, malgré la fatigue, la douleur et les doutes.
Parfois, j’ai l’impression que la vie nous demande toujours un peu plus. À peine le temps de reprendre pied qu’une nouvelle vague arrive.
Heureusement, au milieu de tout cela, il y a aussi l’amour et la présence de mon conjoint. Il n’a pas toujours besoin de trouver les mots. Parfois, un câlin, un baiser, une main posée sur moi suffisent à me rappeler que je ne suis pas seule.
Sa présence est un soutien immense. Un refuge discret lorsque tout devient trop lourd. Dans ses bras, je peux parfois lâcher prise quelques instants, arrêter de faire semblant d’être forte et simplement respirer.
Je refuse d’abandonner.
Pas parce que je suis plus forte que les autres, mais parce que l’amour que j’ai pour ma fille et pour ma famille est plus fort que le découragement. Même quand je souffre. Même quand je doute. Même quand je suis épuisée.
J’espère simplement qu’un jour, nos combats laisseront enfin place à un peu de répit. Parce que vivre ne devrait pas se résumer à survivre.
À toutes les personnes qui traversent des épreuves invisibles : je vous vois. Continuez à avancer, même à petits pas. Chaque pas compte.
